Les chiffres du handicap en France

Qu’est-ce que le handicap ?

La classification internationale des handicaps (CIH) établie par l’OMS en 1980, remplacée en 2001 par la classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) met en évidence les différentes composantes du handicap :

  • les déficiences ;
  • les limitations d’activité ;
  • les restrictions de participation (1).

Selon la [externe]loi du 11 février 2005, constitue un handicap :

« toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »

 

Près de 12 millions de personnes en France

Caractérisation des « sept populations handicapées »
Tableau établi d’après le document [externe]« Le handicap en chiffres » (format PDF), février 2004, Centre technique national études et recherches (CTNERHI).
PopulationEffectif (en milliers)Caractérisation
Population 1 : des incapacités isolées et mineures 5 300 Personnes qui ne déclarent qu’une ou plusieurs incapacité(s) sans restriction d’activité ni reconnaissance administrative
Population 2 : des incapacités diffuses non repérées 800 Personnes qui ne déclarent qu’une limitation d’activité, sans incapacité ni reconnaissance administrative
Population 3 : des modes de reconnaissance aux critères disparates 1 200 Personnes qui déclarent une reconnaissance d’un taux d’invalidité ou d’incapacité, sans incapacité ni limitation
Population 4 : les personnes âgées dépendantes 2 300 Personnes qui déclarent une ou plusieurs incapacité(s) et une restriction de leurs activité, sans reconnaissance administrative
Population 5 : le noyau dur du handicap 1 200 Personnes qui déclarent à la fois une ou plusieurs incapacité(s), une limitation des activités et une reconnaissance d’un taux d’incapacité ou d’invalidité
Population 6 : les personnes présentant des déficiences intellectuelles ou mentales 650 Personnes qui déclarent une ou plusieurs incapacité(s), avec reconnaissance d’un taux d’invalidité mais sans limitation
Population 7 : des maladies limitantes 325 Personnes qui déclarent une limitation avec reconnaissance d’un taux d’invalidité ou d’incapacité, sans incapacité

 

Logo officiel du handicap visuelHandicap visuel

Chiffres France, HID 2002.

Au total, 1,7 million de personnes souffrent d’une déficience visuelle :

  • 560 000 malvoyants légers (2) ;
  • 932 000 malvoyants moyens ;
  • 207 000 malvoyants profonds, dont environ 61 000 aveugles complets.

30 % des déficients visuels souffrent d’un polyhandicap.

61 % des déficients visuels sont des personnes âgées de plus de 60 ans.

Moins de 1 % des déficients visuels (8 000 personnes environ) se servent d’interfaces d’ordinateurs (reconnaissance vocale, écran tactile, synthèse vocale).

15 % des aveugles ont appris le braille, 10 % l’utilisent pour la lecture et 10 % pour l’écriture également. L’apprentissage du braille est plus rare chez les malvoyants profonds (3 % environ) et les malvoyants moyens (1 % environ).

 

Logo officiel du handicap auditifHandicap auditif

Chiffres France, HID 2002.

Au total, 5,18 millions de personnes souffrent d’une déficience auditive :

  • 1,43 million de personnes souffrent d’une déficience auditive moyenne à sévère ;
  • 303 000 personnes souffrent d’une déficience auditive profonde ou totale.

Quatre déficients auditifs sur cinq déclarent une ou plusieurs autres déficiences, le plus fréquemment d’ordre moteur (44 %).

Moins de 1 % des déficients auditifs (44 000) déclarent utiliser la langue des signes (8 % chez les personnes ayant une déficience auditive profonde ou totale).

 

Logo officiel du handicap moteurHandicap moteur

Les déficiences motrices concernent environ 2 300 000 personnes, soit 4 % de la population générale. Parmi ces personnes, la déficience motrice est isolée ou prédominante pour environ 850 000 d’entre elles : 1,5 % de la population générale est ainsi considérée « handicapé moteur ».

 

Logo officiel du handicap intellectuelHandicap intellectuel

Environ 700 000 personnes souffrent de handicaps intellectuels (difficultés de l’apprentissage, du langage, ou retards mentaux).

 

Documents de référence

Les chiffres présentés dans cet article sont issus des sources suivantes :

 

Notes

1) Définitions extraites du document « Le handicap en chiffres » (format PDF), février 2004, Centre technique national études et recherches (CTNERHI).

Les déficiences :
problèmes dans les fonctions organiques (fonctions physiologiques des systèmes organiques, y compris les fonctions psychologiques) ou les structures anatomiques (parties anatomiques du corps telles que les organes, les membres et leurs composantes), tels qu’un écart ou une perte importante.
Les limitations d’activité :
difficultés qu’une personne peut éprouver dans l’exécution d’une tâche ou d’une action. Cette limitation est généralement estimée en termes de capacité à faire, l’environnement étant supposé normalisé. On peut ainsi étudier les limitations à fixer son attention, à conduire un véhicule ou à soulever et porter des objets.
Les restrictions de participation :
problèmes qu’une personne peut rencontrer pour s’impliquer dans la vie réelle. Ces restrictions sont le plus souvent relevées en recourant à la notion de performance au sens de réalisation concrète. Plus encore que les notions précédentes, elles sont influencées par l’environnement qui rendra plus difficile ou, au contraire, aidera à la fixation de l’attention, à la conduite du véhicule ou au port des charges, mais aussi à l’insertion scolaire ou professionnelle, au déroulement d’une vie familiale.

2) Définitions extraites du document « Les personnes ayant un handicap visuel – les apports de l’enquête HID » (format PDF), juillet 2005, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Ministère de la Santé et des Sports.

Aveugles ou malvoyants profonds :
aveugles ou ayant une vision résiduelle limitée à la distinction de silhouettes.
Malvoyants moyens :
incapacité visuelle sévère en vision de loin (beaucoup de difficultés ou une incapacité totale à reconnaître un visage à quatre mètres) ou en vision de près (beaucoup de difficultés ou incapacité totale à lire, écrire ou dessiner).
Malvoyants légers :
n’ont pas déclaré d’incapacités visuelles sévères pour la vision de loin ou la vision de près. Pour cette raison, un grand nombre de ces malvoyants ne seraient probablement pas considérés comme déficients visuels selon les définitions légales ou les critères couramment utilisés dans la pratique médicale.

Source : Août 2009, http://www.webaccessibilite.fr/les-chiffres-du-handicap-en-France-2009-08-17.php